Nucléaire Symphony



 



Je suis Charlie.
Oui a la liberté d'expression.

Partagez|
Tout est question de politesse [LIBRE]
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Tout est question de politesse [LIBRE] Mer 3 Sep - 20:21

Feuille de personnage
Sexualité: Bisexuel
Métier : Journaliste
Citation: Cheeese ?~














Il faisait des aller et retours, il était là, comme ça, à faire les cents pas encore et encore dans son bureau. Qu'allait-il bien pouvoir écrire ? Qu'allait-il bien pouvoir leur dire, à ces gens, à ces gens qui le liraient parce qu'il savait que ce sujet piquait la curiosité des habitants de Symphony car c'était un sujet qui faisait beaucoup, beaucoup de bruit. De quel sujet parlait-on ? Allons bon, vous avez surement entendu parler de ces étranges cas de "meurtres" où l'on retrouvait un membre des Nucléaires sans vie, dans une ruelle...Jamais ? Sortez de votre grotte...tous les journaux balancent au moins un article sur ces événements à chaque fois qu'un nouveau cadavre apparaît. Et quand cela tarde un peu trop...il arrive très très souvent qu'un journal vienne remettre tout ça au goût du jour en prenant bien soin d'en parler tout en précisant bien que le ou les coupables courraient toujours...Et bien que ce fameux meurtrier ne s'attaque qu'au Nucléaire, autant vous dire que tout le monde, Nucléaire ou pas ressent quelque chose pour lui. De la peur ? Certainement. Même ceux qui "soutiennent" sa cause en ont peur, vraiment, après tout, qui n'aurait pas peur de savoir qu'un meurtrier se balade tranquillement comme ça, hein ? Imaginez un seul instant qu'il pourrait être votre voisin, rien qu'un seul instant. Que voyez-vous, quel visage, quelle carrure, quel genre de personne imaginez vous ? Certainement un homme d'un âge moyen, dont les traits sont creusés par la fatigue, un homme qui vit dans le noir complet, qui affiche un regard de cinglé, un large sourire de psychopathe ou alors un homme au calme très étrange et à l'aspect lugubre. Mais non, vous n'y êtes pas, vous n'y êtes absolument pas.

Si je vous disais que la personne qui est actuellement en train de longuement, très longuement réfléchir à comment parler de cette affaire et le personnage à l'identité inconnue mais pourtant si crainte étaient une seule et même personne, me croiriez-vous ? Ici, oui, mais si je ne vous avait pas amené tout ça comme ça, si, avant, nous n'avions pas parlé de ça auriez-vous seulement pu imaginer que c'était Johan ? Non, absolument pas. Après tout, Johan est un gamin, il est un gamin de dix-neuf ans, un simple petit journaliste qui rédige de temps à autre quelques articles pour un journal secondaire, que les gens n'achètent que si ils voient au moins un titre digne d'intérêt qui n'est pas présent sur un de ses concurrent, chose rare. Son patron savait qu'il ne ferait pas l'exclusivité avec un article comme ça mais, il comptait bien sur les clichés et sur "l'inexpérience" présente dans la qualité de rédaction du garçon pour attiré l'œil des gens, des mots un peu lus crus, des photos un peu plus osées ou plus claires et qui illustreraient bien le sujet abordé. Johan le savait bien, ça, il savait bien qu'au final, ce qui comptait, c'était de piquer la curiosité des gens, que ce soit avec ses mots comme avec ses photos et il avait bien l'intention de mettre le paquet...

Il soupira avant de brandir son appareil, fermant doucement la porte de son bureau à clé puis, enfilant ses chaussures, il attrapa son ombrelle avant de sortir de son appartement et de dévaler les escaliers à grande vitesse. Ouvrant tranquillement son ombrelle qu'il positionna de telle sorte à éviter d'être trop exposé directement au soleil il se dirigeait avec une grande détermination vers l'arrêt de bus le plus proche. Il regarda sa montre avant de se dire que finalement, il aurait peut-être mieux fait d'attendre...c'était l'heure de pointe, l'heure où les bus étaient blindés de monde...Et dieu sait à quel point il détestait être collé aux gens..les odeurs de transpiration, les mélanges de parfum, l'horreur absolue. A la vue du bus qui arriva, il ne pu s'empêcher de grimacer...effectivement, c'était blindé à souhait. Il priait juste pour trouver une place assise qui lui permettrait d'avoir un minimum d'aisance, rien qu'un minimum, c'était mieux que rien. Les portes s'ouvrirent, une petite poignée de personnes descendirent, lui laissant le temps de replier son ombrelle et de s'engouffrer dans la longue boite de conserve à roues. Regardant rapidement autour de lui, il aperçut alors une place assise qui venait de se libérer. S'avançant sans plus attendre vers celle-ci, il regarda, discrètement la personne qui était installée juste à côté et, par politesse lui demanda avec un leger sourire et une voix agréable.

« Je peux ? »

C'était juste une question de politesse...rien de plus.
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Tout est question de politesse [LIBRE] Dim 14 Sep - 22:24














T’es épuisée, somnolente dans ce métro, à attendre que le temps passe, doucement. C’était une journée trop laborieuse pour toi, et en rentrant tu le sais, tu vas de nouveau devoir faire tes cartons. Ta mâchoire manque de se décrocher lors d’un ultime bâillement. Tu fais craqueler tes os fatiguée. T’es dans un état pitoyable, on dirait une petite vieille à la retraite qui fait sa sortie du jour. T’as dû mal à digérer ce fait mais c’est vrai. A porter tes cartons remplis entièrement de bricoles que tu n’as jamais voulu jeter pour tiers raisons, tu es remplie de courbatures. C’est horrible, et en plus, le comble du comble. Tu es enrhumée. Un truc pas trop grave hein, mais tu as le nez bouché. Et ça c’est encore plus horrible. Toute la journée tu as dû reposer ta voix et parler par écrit aux clientes. C’était… original.  Laborieux surtout en fait.

Tu dégaines alors de ta poche ton portable, le seul truc un tant soit peu agréable de cette foutue journée pourrie, écouteur en main tu les plonge dans tes oreilles et active la musique. Dieu que c’est relaxant, Dieu que ça l’est. C’est décompressant. Juste, on enlève le bruit ambiant qui te défonce les tympans pour laisser place à une douce mélodie. Enfin en fonction de la musique qui se joue. Car entre du classique et Bring Me the Horizon y’a une sacrée différence quand même.

Tu te déconnectse juste de la réalité et ferme les yeux, à se croire comme dans un film et à attendre que les choses passent jusqu’à ce que tu puisses enfin rentrer dans son appart’ ma foi fort sympas et s’affaler sur ton matelas posé au beau milieu du salon en espérant dormir suffisamment longtemps pour profiter pleinement de la journée du lendemain. Et encore plus, tu ne voulais plus entendre parler autour de toi ces histoires de meurtres macabres de nucléaires.  « Ils n’ont que ce qu’ils méritent… » Te murmures-tu à toi-même. Est-ce que tu le penses ? Peut-être. Ces gens gâchent la vie de la ville pour quoi ? Un caprice de gamin, ils tuent des gens et leurs seules places seraient dans un asile psychiatrique ! Tu secoues la tête en ouvrant les yeux et en changeant de mélodie pour en obtenir une plus douce « La fatigue rend fou… » Marmonnes-tu. Quand soudain un entracte arrive dans ta chanson. Et tu entends l’écho d’une voix… juste devant toi.  « Je peux ? » Tu bugs ? Ah oui, effectivement. Alyssa.exe a cessé de fonctionner veuillez patienter quelques instants… Ah non c’est bon ! Elle regarde frénétiquement la place à côté d’elle pour se rendre compte qu’elle s’est vidée sans même que tu t'en aperçoives. Tu dévisages le rouquin devant toi et hausse les sourcils en retirant les écouteurs de tes oreilles. « Bien sûr, pourquoi pas ? Tant que vous n’êtes pas un psychopathe armé et sans pitié tout me va vous savez. » Tu marques une légère pose et regarde de nouveau le rouquin avec un léger sourire sur la face « Vous l’êtes ? »

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» C'est quand on a tout perdu qu'on est libre de faire ce que l'on veut - Julia
» Hentaï
» C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut
» [Automne 1755] Tout n'est qu'une question de choix [PV Siniy]
» [Exemple] Kompany (Man City) libre de tout contrat

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: SYMPHONY CITY :: Les transports en commun-