Nucléaire Symphony



 



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"J'ai effrayé le petit chat?" [PV Léo Lucchesse]
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MessageSujet: "J'ai effrayé le petit chat?" [PV Léo Lucchesse] Jeu 22 Mai - 17:48

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Citation: Je suis capable du meilleur comme du pire mais c'est dans le pire que je suis le meilleur.














Matvei inspira un grand coup l'air lourd de la soirée, il lui sembla que le bonheur lui même venait de pénétrer dans ses poumons. C'était une de ses nuits ou tout semblait surréaliste. La lumière de la lune donnait une atmosphère bien étrange aux rues de Symphony. L'énergie circulant sur les routes, cet air chaud et menaçant secouant les quelques arbres présents, les feuilles volant ici et là, le calme apparent, l'atmosphère presque moite, tout cela donnait une impression de surdité. Tous les bruits étaient comme avalés par le ciel d'un noir sans précédent.

Depuis la fin de l'après midi, Matvei sentait une énergie étrange monter en lui, peut-être et sûrement était-ce parce que ce soir il était de sortie. Ce soir, il allait pouvoir laisser libre cours à ses pensées, donner le pouvoir à son corps, rendre les commandes. C'était quelque chose qui lui plaisait fortement. Être avec les autres de son groupe de l'intéressait pas, il souhaitait simplement déconnecter, et peu importait ou il se réveillerait demain et dans quel état. Il mit donc ses renforts sur ses cuisses et son torse, enfila débardeur prune -son préféré- et son jean gris ainsi que ses bottes. Devant le seul miroir de son petit appartement, il sentait l'excitation monter. Il avait extrêmement hâte de se ruer dehors et de courir. Mais avant cela, il lui fallait mettre son masque. Il ne l'affectionnait pas tant que cela, mais il fallait bien admettre que c'était bien pratique. De plus, cela attisait encore plus son impatience. Il l'enfila donc fermant les yeux au moment ou il ne pouvait plus rien voir si ce n'était les deux orifices restants.

Le Nucléaire attrapa le pull à capuche noir qui trainait dans son semblant de salle de bain il l'enfila sans fermer le zip. Matvei rabattit la capuche sur ses cheveux, remonta les manches sur ses avant-bras, un étrange sourire planait sur ses lèvres. Il sortit en claquant la porte, fourrant les clefs dans la poche de son renfort thoracique, dévalant les escaliers.

Mavtei n'eut pas de mal à retrouver ses « camarades », il lui suffit de suivre le bruit des rires, des « cris de guerre » lancés dans les rues par des jeunes courant bruyamment. Il trouva là une bande mal organisée, surexcitée, sous les masques pouvait aisément deviner les sourires plus ou moins psychédéliques. Certains n'étaient là que pour se détendre, flâner, casser quelques petites choses. Matvei n'étaient pas de ceux-là, il était de ceux qui attendaient sagement le signal pour partir, celui qui lancerait de début la soirée.

Mais en attendant, c'était l'heure du partage. Chacun avait pour habitude de ramener une nouvelle pilule, une boite mystérieuse, des sachets plastifiés. Ainsi, l'avant-soirée était synonyme de d'innovation. Il s'agissait de découvrir une nouvelle pilule colorée, une nouvelle dose. Bref, il fallait tester en espérant que la découverte serait bonne. Matvei fut attiré par une gélule blanche et bordeaux qu'il ne connaissait pas, qu'il n'avait jamais vu. Il était impossible de prédire quels effets elles avaient car toutes les nouveautés étaient déposées sur un veste étalée par terre. Ainsi, personne ne savait qui apportait quoi et il n'y avait donc pas de représailles si la dose était mal supportée. Finalement, il n'y avait que cela qui était bien organisé ici. Il se saisit donc de cette étrangeté et la mis dans sa poche de Jean -Il s'agissait de la prendre à l'abri des regard, lorsqu'il pourrait enlever son masque-. Ils étaient tous en ligne attendant.

Puis d'un regard circulant autour de lui, Matvei savait que c'était le moment. Personne ne l'avait dit, pas un son n'avait retenti, pas un mot n'avait été prononcé. Ils savaient simplement que c'était maintenant, qu'ils étaient tous fins prêts. La bande se dispersa en courant, criant, riant. Matvei courait en silence, observant autour de lui, il n'était pas le plus rapide -loin de là- mais son pas était le plus lourd. C'était comme si ses pieds avaient pour but de transpercer de bitume. Ce fut le premier à entamer les festivités, renversant simplement une poubelle sur son passage déversant les saletés sur le trottoir. Les autres emboitèrent le pas aussitôt.

Le Nucléaire tourna sur sa gauche et déboucha sur une ruelle, il enleva son masque et mit la pilule dans sa bouche. Il remit aussitôt son masque et se remit à courir, renversant tout ce qu'il trouvait sur son passage.

Des ailes lui poussaient, il se sentait bien libre bien qu'en ce moment il était l'esclave de sa drogue. Leurs « casses » commençaient toujours de la même manière, au début des petites choses, des petites infractions, puis venait le moment ou chacun ressentait l'effet de sa pilule et -peu importait l'effet- tout s'aggravait. Ainsi, certains se battaient entre eux, d'autres rampaient dans les ruelles, d'autres survoltés couraient, cassaient etc.

Matvei se sentait invincible, il est de ses impressions qui vous illusionnent tellement qu'il vous semble pouvoir tout briser d'un claquement de doigts. Une sorte de super-pouvoir poussant votre esprit hors de votre corps.

Alors qu'il était occupé à briser lampadaires et autres bricoles, une barre se détacha. Sous son masque, son regard brilla d'un coup : son accessoire préféré. Il s'en saisit et se dirigea d'un pas décidé vers une vitrine qui félicitant la sécurité de la ville. Sa main bien assurée sur la barre de fer fit un geste ample et la barre s'abattit sur le verre, le brisant d'un coup. Certains camarades vinrent prêter main forte. Matvei fit le tour de la boutique qui faisait l'angle d'une intersection. La mince ruelle dissimulait peut-être une autre absurdité de vitrine du même genre... Il s'enfonça dans l'allée sombre tandis que les bruits de la bande s'éloignaient, ils avaient dut trouver une autre distraction.

Les pas lourds de Matvei s'arrêtèrent devant une autre façade et la barre s'abattit de nouveau dans un fracas indescriptible. La sensation de force qu'il ressentait était sans pareille, il avait décidément bien choisit... Mais un bruit se fit entendre dans l'impasse. Le Nucléaire fit tourner la barre dans sa main et s'approcha de l'origine de ce son. Peut-être n'était-ce qu'un chat apeuré par le bruit ? Il renversa de nouveau les poubelles -voir leur contenu se répandre par terre lui procurait une satisfaction étrange-. Sa voix un peu étouffé par le masque demanda :

« Quelqu'un? »


S'il se sentait plus fort, ce n'était pas pour autant que son cerveau avait pris en masse, pire même il en avait perdu. Incapable de prononcer une phrase correcte, un seul mot était sortit. Chasser son esprit de son corps lui faisait tellement de bien, qu'il n'avait pas envie de descendre le rejoindre. Le Nucléaire était au milieu de l'impasse sombre, ses yeux se posèrent sur son ombre qui s'étendait devant lui, la barre de fer semblait être le prolongement naturel de son bras, sa silhouette n'avait pas nécessairement l'allure d'un homme puisque la capuche masquait son crâne, son masque dissimulait les traits de son visage. Son pied shouta dans un bidon dans un barouf énorme, il avançait doucement à pas de fêlin. Sa voix reprit :

"J'ai effrayé le petit chat?"
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MessageSujet: Re: "J'ai effrayé le petit chat?" [PV Léo Lucchesse] Lun 2 Juin - 14:46

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I'm a little cat
FT. Matvei

 Il fait froid. Encore. Et pourtant je sors habillé assez normalement, en noir avec mon sweet sans manche à capuche rabattu sur le visage. Je fume tranquillement comme tous les soirs , marchant dans la rue à peine éclairée par les lampadaires au bord. L'ambiance est assez oppressante , mais moi j'aime bien. Un bruit? Non. Une explosion , un vacarme. Je sursaute et ma cigarette me tombe des mains. Je frissonne un peu et approche de la source du bruit. Y'a un type. Il a un masque... C'est un Nucléaire. Bordel. Je grogne , même si je suis armé les Nucléaires me file les jetons.

« Quelqu'un? »

*Ouais , mais j'ai pas spécialement envie de venir taper causette avec un géant armé d'une barre métallique tu vois?*

Je reste dans l'ombre , mieux vaut attendre un peu avant de s'approcher. Je tiens à la vie tout de même. Et vu sa tête , il n'a pas l'air d'être un Ghandi. Bon , alors doucement je prend une autre cigarette puisque l'autre est sur le pavé. Elle rougeoie d'ailleurs encore un peu ce qui m'inquiète . Faut pas que ça l'attire...

"J'ai effrayé le petit chat?"

Je grogne et reste adossé à un mur , hors de sa vue mais assez proche pour qu'il m'entende quand j'hausse la voix pour éclairer sa lanterne.

-Petit chat? Je ne suis pas un petit chat Nucléaire. Je suis un habitant de la ville...

brumy, don't touch bitch.



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MessageSujet: Re: "J'ai effrayé le petit chat?" [PV Léo Lucchesse] Jeu 5 Juin - 21:42

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Citation: Je suis capable du meilleur comme du pire mais c'est dans le pire que je suis le meilleur.














"J'ai effrayé le petit chat?"

Son cœur battait à tout rompre. Ce n'est pas qu'il était pris d'une panique, non, mais qu'une excitation sans pareille s'activait en lui. Comme si son propre sang était en ébullition. Il le sentait aller et venir en lui. Ses doigts, fixés sur la barre métallique, se levaient les uns après les autres comme pour se détendre ou mieux se préparer. Ses yeux scrutaient les ténèbres, il commençait à s'impatienter, Matvei ressentait le besoin de bouger maintenant, rester ainsi immobile l'ennuyait terriblement. Mais soudain, une voix vint lever l'impatience de son cœur.

-Petit chat? Je ne suis pas un petit chat Nucléaire. Je suis un habitant de la ville...

Sous le masque, un sourire se dessina automatiquement. Il eut beau plisser les yeux autant qu'il le pouvait, il n'arrivait pas à discerner une silhouette. Il apposa la barre sur le mur et un petit rire s'échappa de lui. La voix de Matvei retentit de nouveau : plus enjouée que jamais :

« Tu veux jouer à cache-cache c'est ça? »

Matvei frappa de nouveau le mur avec la barre. Il adorait les jeux et se sentait tout à fait disposé pour celui-ci. Il avança donc très doucement dans l'allée en laissant trainer le métal sur le mur créant un bruit résonnant. D'après le son de la voix entendue, le petit chat devrait être par là... Son bras fit un arc de cercle et abattit le métal dans le mur.

« Hmpff... Ça n'a pas dut passer loin hein ? »

Il rit de nouveau, ce n'était pas méchant -même si ça pouvait y ressembler-. Comme dit plus haut, il considérait le métal comme une continuation de son bras, c'est donc tout naturellement qu'il avait « montré du doigt » l'endroit qu'il pensait être le bon. Matvei n'avait pas pensé – clairement ce n'était pas son fort...- que la barre pouvait frapper le petit chat. Il avait besoinde distraction et tout cela tombait à pic.

Spoiler:
 
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